Le « pays du matin calme » attire chaque année des millions de touristes. Ceux-ci sont attirés par le contraste entre la culture ancestrale du pays et sa capitale ultra-moderne : Séoul.
Vous envisagez de vous rendre en Corée du Sud pour un séjour de moins de 90 jours ? Voici les documents réellement exigés d’un voyageur français en 2026, et ceux qui restent facultatifs.
Les documents obligatoires pour voyager en Corée du Sud
Pour un séjour touristique ou une visite temporaire de moins de 90 jours, les Français sont dispensés de visa. Il suffit d’un passeport en cours de validité : il n’a pas besoin d’être encore valable six mois après la sortie du pays, mais il ne doit être ni déchiré ni abîmé, sous peine de refus d’entrée. La carte d’identité ne suffit pas.
À l’arrivée, tout voyageur étranger sans carte de résident remplit une déclaration d’entrée (carte d’arrivée) avec les informations du passeport, les dates du voyage et l’adresse du séjour. Elle se fait gratuitement en ligne, au plus tôt 3 jours avant l’arrivée (le formulaire devient caduc si vous n’entrez pas dans les 72 heures), ou sur papier à l’aéroport. Les titulaires d’une K-ETA en sont dispensés.
| Document | Obligatoire pour un Français ? | Coût | Où l’obtenir |
|---|---|---|---|
| Passeport | Oui, en cours de validité et en bon état (pas de validité de 6 mois exigée) | Timbre fiscal (tarif fixé en France) | Mairie équipée d’un dispositif de recueil |
| Visa | Non pour un séjour touristique de moins de 90 jours | Ambassade de Corée / KVAC Paris pour un long séjour | |
| K-ETA | Non jusqu’au 31/12/2026 (exemption temporaire), facultative | 10 000 wons + frais de paiement en ligne | Site officiel k-eta.go.kr |
| Carte d’arrivée | Oui, sauf pour les titulaires d’une K-ETA | Gratuite | En ligne sur e-arrivalcard.go.kr (3 jours avant l’arrivée au plus tôt) ou sur papier à l’arrivée |
| Q-Code (santé) | Non, enregistrement facultatif | Gratuit | En ligne avant le départ |
Les autorités coréennes restent seules juges de l’entrée sur le territoire : un voyageur incapable de justifier le motif de sa visite, ou qui enchaîne les séjours pour contourner la durée autorisée (« visa run »), s’expose à des contrôles renforcés ou à un refus d’entrée. Rester au-delà de 90 jours ou travailler sans visa peut valoir rétention, forte amende et interdiction de territoire jusqu’à 5 ans.
Qu’est-ce que la K-ETA ?
La K-ETA (Korea Electronic Travel Authorization) est une autorisation de voyage électronique délivrée par le ministère coréen de la Justice aux ressortissants des pays dispensés de visa. Ce n’est pas un visa : elle remplit une partie des conditions d’entrée, et la décision finale revient à l’agent d’immigration à l’arrivée.
Depuis le 1er septembre 2021, la K-ETA Corée est en principe exigée des étrangers venant de pays dispensés de visa, avant l’embarquement. Les Français bénéficient toutefois d’une exemption temporaire, prolongée jusqu’au 31 décembre 2026 selon le ministère des Affaires étrangères (fiche Corée du Sud, mise à jour le 15 septembre 2026). Une K-ETA déjà délivrée reste valable jusqu’à sa date d’expiration.
Le but du voyage doit être le tourisme, la visite d’un membre de la famille, la participation à des événements ou à des réunions, ou les affaires commerciales (à l’exclusion de la recherche du profit).
Même pendant l’exemption, demander une K-ETA garde un intérêt : vous n’avez plus de carte d’arrivée à remplir, et l’autorisation vous couvre pour les voyages suivants, y compris après le 31 décembre 2026.
Demande de K-ETA : les démarches
La demande se fait sur le site officiel k-eta.go.kr, avec ou sans création de compte, en sept étapes :
- Acceptation des conditions d’utilisation
- Création d’un compte ou vérification de votre adresse e-mail
- Saisie des informations du passeport
- Saisie des informations de la demande (voyage, adresse en Corée, emploi, santé, antécédents)
- Vérification des informations
- Paiement
- Confirmation de la demande
Le tarif officiel est de 10 000 wons (environ 7 à 8 dollars), auxquels s’ajoutent des frais de paiement en ligne. Il n’est pas remboursé si la demande est refusée. L’examen prend en général 72 heures au plus, sans procédure accélérée : déposez votre demande plusieurs jours avant le départ, et en tout cas avant l’embarquement.
Informations à fournir pour une demande de K-ETA
Préparez une photo de la page d’identité de votre passeport et une photo d’identité, puis les informations suivantes :
- identité, nationalité (et éventuelle double nationalité), numéro et date d’expiration du passeport
- adresse e-mail et numéro de téléphone portable
- motif du voyage, dates prévues d’arrivée et de départ, adresse de séjour en Corée
- visites précédentes en Corée et, le cas échéant, agence de voyage
- situation professionnelle
- réponses aux questions sur les maladies infectieuses et le casier judiciaire
Une information fausse ou inexacte entraîne le refus ou l’annulation de la K-ETA, et peut valoir des sanctions ou une interdiction d’entrée. Si vos informations de voyage changent après l’obtention (adresse, dates, motif), mettez-les à jour sur le site officiel.
Bon à savoir : la K-ETA est valable 3 ans (2 ans pour les demandes déposées avant le 3 juillet 2023), ou jusqu’à l’expiration du passeport si elle intervient avant, pour un nombre d’entrées illimité. Chaque séjour reste limité à 90 jours. Un nouveau passeport impose une nouvelle demande.
Long séjour, médicaments et arrivée à l’aéroport
Pour un séjour de plus de 90 jours (études, travail, vacances-travail), il faut un visa. Les demandes des résidents en France se déposent au Centre coréen de traitement des demandes de visa (KVAC), 56 rue Crozatier, 75012 Paris, et l’ambassade de la République de Corée à Paris renseigne sur les catégories de visas.
Certains médicaments couramment prescrits en France ne sont pas autorisés en Corée du Sud : renseignez-vous avant le départ sur le site des douanes coréennes. À l’aéroport, les voyageurs français peuvent utiliser les bornes de passage automatisé (« e-gates ») après un premier enregistrement de leurs données biométriques à un guichet dédié.
Pourquoi visiter la Corée du Sud ?

Les motivations pour visiter la Corée du Sud sont nombreuses. De la culture, au shopping, en passant par la cuisine, le dépaysement est total et garantit une expérience inoubliable.
La diversité des paysages
La Corée du Sud est une destination touristique parmi les plus prisées. La raison ? Le pays offre à voir aussi bien des temples bouddhistes classés au patrimoine mondial de l’UNESCO qu’une capitale à l’allure new-yorkaise avec ses grands buildings. Cette fusion donne un mode de vie unique à la Corée du Sud qui séduit de plus en plus de touristes au fil des ans.
La cuisine
Bien que la cuisine coréenne propose des parfums assez proches de celle des pays voisins que sont le Japon et la Chine, celle-ci s’en distingue néanmoins.
Si vous décidez de vous rendre en Corée du Sud, vous aurez l’occasion de goûter une cuisine riche et variée, plus ou moins pimentée selon les régions, relevée par l’ail, la sauce soja, le sésame et le piment.
La capitale : Séoul
La capitale du pays est une métropole extrêmement dynamique. Ses rues fourmillent de monde et ses grands buildings éclairés aux néons lui donnent des airs d’Occident.
La ville est réputée pour être à la pointe des nouvelles technologies, de la mode et des cosmétiques, et le shopping y est une activité incontournable.


