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Quels sont les meilleurs pays pour voyager et apprendre l’anglais ?

Pour apprendre l’anglais en voyageant depuis la France, le Royaume-Uni et l’Irlande sont les destinations les plus simples à organiser, les États-Unis et le Canada les plus variées, l’Australie et la Nouvelle-Zélande les plus adaptées à un long séjour où l’on travaille sur place. Malte complète la liste pour qui veut éviter le long-courrier et toute formalité.

Le bon pays dépend moins de sa réputation que de quatre critères : la durée de votre séjour, votre budget, les formalités demandées à un voyageur français et l’accent que vous voulez entendre au quotidien. Le tableau ci-dessous résume ce qui distingue chaque destination, le détail des visas et des autorisations suit pays par pays.

DestinationCe qui la distingue
Royaume-UniÉcoles de langue réputées, anglais britannique, accessible en train depuis Paris, cours jusqu’à 6 mois avec une simple ETA
IrlandeAnglais sans visa ni autorisation, carte d’identité acceptée, paiement en euros
MalteAnglais langue officielle, climat méditerranéen, entrée libre pour les Français, vol court depuis la France
États-UnisVariété des accents, grandes villes et campus, mais visa étudiant obligatoire pour un vrai cursus
CanadaCours de 6 mois sans permis d’études, PVT ouvert jusqu’à 35 ans, villes anglophones et francophones
AustralieVisa vacances-travail jusqu’à 35 ans, possibilité de financer le séjour en travaillant
Nouvelle-ZélandeCadre naturel, visa vacances-travail de 12 mois pour les 18-30 ans

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, l’anglais prend une forme authentique et traditionnelle. Les villes comme Londres, Oxford et Cambridge sont renommées pour leurs institutions éducatives de haut niveau. Les étudiants en séjour linguistique pour adolescents bénéficient d’une immersion totale dans la langue, tout en découvrant une culture riche et historique.

  • Immersion dans l’anglais britannique
  • Richesse culturelle et historique
  • En plus des cours, les activités extra-scolaires et les excursions sont nombreuses, permettant une pratique quotidienne de la langue dans divers contextes. Cela facilite un apprentissage rapide et naturel de l’anglais.

    Les formalités pour un Français

    Depuis le Brexit, la carte d’identité ne suffit plus : il vous faut un passeport valide et une autorisation électronique de voyage (ETA). Elle coûte 20 £, se demande sur le site du gouvernement britannique ou sur l’application officielle UK ETA, et reste valable deux ans pour des séjours de 6 mois au plus chacun. La réponse arrive en général par e-mail dans la journée, au plus tard sous 3 jours ouvrés : ne partez pas avant de l’avoir reçue. Méfiez-vous des sites intermédiaires qui facturent davantage.

    Bonne nouvelle pour un séjour linguistique : le statut de visiteur permet de suivre jusqu’à 6 mois de cours dans un établissement accrédité, cours d’anglais compris. Pour un programme d’anglais plus long, le Royaume-Uni délivre un visa d’études de courte durée qui couvre jusqu’à 11 mois de cours. Il n’existe en revanche pas de programme vacances-travail entre la France et le Royaume-Uni : travailler sur place demande un visa de travail.

    Pour qui ?

    Rue du centre historique d'Oxford, ville universitaire anglaise
    Oxford : une rue du centre historique de la ville universitaire anglaise.

    Le Royaume-Uni convient d’abord aux séjours courts pendant les vacances scolaires, car le trajet se fait en train par le tunnel sous la Manche, avec une heure de décalage seulement. Londres est la ville la plus chère du pays pour se loger : Oxford, Cambridge, Brighton ou Édimbourg donnent la même immersion avec une ambiance plus étudiante.

    États-Unis

    Aux États-Unis, l’apprentissage de l’anglais se fait dans un cadre très diversifié. De New York à Los Angeles, les étudiants découvrent différents accents et modes de vie. Passer de l’accent new-yorkais à celui de la Californie entraîne l’oreille bien plus vite qu’un manuel.

  • Grandes villes et campus universitaires
  • Côté formalités, la destination est la plus exigeante de la liste. L’ESTA, à 40,27 dollars, autorise un séjour touristique de 90 jours au plus, mais ne permet pas de s’inscrire comme étudiant. Un cours de loisir de quelques heures reste possible ; un programme d’anglais intensif ou un semestre en école de langue passe par un visa étudiant, à demander au consulat avant le départ. Tous les détails pratiques figurent dans le guide de l’ESTA pour les États-Unis.

    Prévoyez aussi un budget santé : les soins sont d’un coût très élevé aux États-Unis et aucune convention de sécurité sociale ne les couvre, une assurance qui prend en charge l’hospitalisation et le rapatriement est donc indispensable. Cette destination vaut surtout le coup pour un projet long et préparé, moins pour deux semaines de cours.

    Canada

    Au Canada, apprendre l’anglais se fait dans un contexte unique, marqué par le bilinguisme. Des villes comme Toronto et Vancouver sont les bons choix pour une immersion en anglais, alors qu’à Montréal le français domine dans la vie courante. Choisissez donc la ville en fonction de la langue que vous entendrez réellement dans la rue.

  • Diversité culturelle et bilinguisme
  • Les formalités sont parmi les plus souples. Un Français qui arrive en avion demande une autorisation de voyage électronique (AVE) à 7 dollars canadiens, valable cinq ans. Un cours ou un programme de 6 mois ou moins se suit sans permis d’études, à condition de ne pas travailler pendant ce temps.

    Pour rester plus longtemps et travailler, le programme vacances-travail (PVT) est ouvert aux Français de 18 à 35 ans, dans la limite d’un quota annuel de places, attribuées par tirages au sort successifs (les « rondes d’invitations » d’Immigration Canada) : créez votre profil dès l’ouverture de la saison. Entre deux sessions de cours, les lieux à voir pendant un séjour au Canada donnent de bonnes occasions de pratiquer.

    Australie

    En Australie, apprendre l’anglais se combine souvent avec le travail et les voyages. Les villes comme Sydney et Melbourne concentrent la plupart des écoles de langue, dans un cadre de vie détendu.

  • Qualité de vie élevée
  • Pour un séjour court, l’eVisitor est gratuit : il autorise des séjours de 3 mois au plus et jusqu’à 3 mois d’études ou de formation au total. Au-delà, ou si les cours sont le motif principal du voyage, le visa étudiant s’impose.

    Le visa vacances-travail est la vraie force du pays : il est ouvert aux Français jusqu’à 35 ans inclus, dure 12 mois et permet d’étudier jusqu’à 4 mois tout en travaillant. Comptez environ 5 000 dollars australiens de ressources à justifier au départ. Une deuxième puis une troisième année sont possibles après 3 puis 6 mois de travail dans certains secteurs et certaines régions.

    Hors Union européenne, l'Australie et le Canada sont les seuls pays anglophones de cette liste où un Français peut obtenir un visa vacances-travail jusqu'à 35 ans.

    L’anglais australien, avec ses expressions propres et son débit rapide, demande quelques semaines d’adaptation. C’est aussi ce qui en fait un excellent entraînement de compréhension orale.

    Nouvelle-Zélande

    En Nouvelle-Zélande, les étudiants profitent d’un environnement paisible et de paysages naturels pour apprendre l’anglais. Des villes comme Auckland et Wellington accueillent la plupart des écoles, avec la nature à portée de bus.

  • Options d’étude diversifiées
  • Un Français peut y séjourner moins de 90 jours sans visa, avec une autorisation électronique (NZeTA) valable deux ans. Le visa vacances-travail est réservé aux 18-30 ans : il dure 12 mois, coûte à partir de 770 dollars néo-zélandais, demande au moins 4 200 dollars néo-zélandais de ressources et autorise jusqu’à 6 mois d’études ou de formation au total.

    Ce pays convient à ceux qui cherchent un apprentissage à la fois tranquille et dépaysant, loin des grandes métropoles. La distance avec la France rend en revanche le séjour court peu rentable : visez plusieurs mois.

    Irlande et Malte, l’anglais sans formalités

    Le Ha'penny Bridge sur la Liffey à Dublin, en Irlande
    Dublin : le Ha’penny Bridge sur la Liffey, au cœur de la capitale irlandaise.

    Membres de l’Union européenne, l’Irlande et Malte vous accueillent sur simple carte d’identité ou passeport en cours de validité, sans visa ni autorisation électronique. Les deux pays utilisent l’euro, ce qui simplifie le budget.

    À Dublin, Galway ou Cork, l’immersion se fait dans un anglais irlandais chantant, que les écoles de langue complètent volontiers par des activités en ville. Malte, où l’anglais est langue officielle aux côtés du maltais, séduit par son climat et la proximité de ses écoles avec la mer. Au-delà de trois mois à Malte, un permis de résidence est à demander sur place.

    Les formalités pays par pays

    Pour quelques semaines de cours, voici ce que chaque pays demande à un voyageur français. Les conditions changent régulièrement : vérifiez la fiche du pays sur le site du ministère des Affaires étrangères avant de réserver.

    PaysDocument pour un court séjour de cours
    Royaume-UniPasseport + ETA à 20 £, cours jusqu’à 6 mois
    IrlandeCarte d’identité ou passeport, rien d’autre
    MalteCarte d’identité ou passeport, permis de résidence au-delà de 3 mois
    États-UnisESTA à 40,27 $ pour un cours de loisir seulement, visa étudiant pour un vrai programme
    CanadaAVE à 7 $ CA, cours de 6 mois ou moins sans permis d’études
    AustralieeVisitor gratuit, jusqu’à 3 mois d’études
    Nouvelle-ZélandeNZeTA, séjour de moins de 90 jours sans visa

    Si votre enfant part sans vous, pensez aussi à l’autorisation de sortie du territoire, exigée pour tout mineur qui quitte la France sans un titulaire de l’autorité parentale. Pour le reste des préparatifs (assurance, santé, documents), la liste de ce qu’il faut prévoir avant un départ à l’étranger vous évite les oublis.

    Quel pays choisir selon votre projet ?

    Le classement change complètement selon la durée et le but du séjour. Partez de votre situation plutôt que de la réputation des destinations :

    • Un séjour de deux à quatre semaines, pour un adolescent : Royaume-Uni, Irlande ou Malte, proches, sans visa d’études et faciles à encadrer.
    • Un trimestre ou un semestre de cours intensifs : Royaume-Uni (jusqu’à 6 mois avec l’ETA) ou Canada (6 mois sans permis d’études).
    • Une année à apprendre en travaillant : Australie ou Canada jusqu’à 35 ans, Nouvelle-Zélande jusqu’à 30 ans.
    • Un budget serré : Malte et l’Irlande évitent le billet long-courrier et tout frais de visa ou d’autorisation.
    • Un accent précis : britannique au Royaume-Uni, irlandais à Dublin, américain aux États-Unis, proche de l’américain au Canada.

    Une fois le pays choisi, reste à trouver la bonne formule : séjour encadré, école de langues, stage ou année au pair, cours standard ou intensif. Ces options sont comparées dans notre guide sur les formules de séjour pour apprendre l’anglais.

    Dans tous les cas, le séjour ne remplace pas le travail régulier avant et après le départ. Le sujet est traité en détail dans l’article qui se demande si voyager est le meilleur moyen d’apprendre l’anglais, avec ses limites et la manière de les compenser.

    Quentin https://www.everywheremag.com
    Passionné de voyages aux 4 coins du monde, je suis digital nomade et expose mes expériences, bon plans et astuces à travers ce blog.

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